LE TEMPS, une illusion pourtant bien réel !

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Message  Projectarea54 le Lun 17 Mar 2008, 19:45

ADMINISTRATEUR
Je prend pour référence ce texte déja bien ancien concernant l'accelération physique et pourtant illusoir du temps, nous serons certainement daccord sur plusieur point, notament sur le fait:


  1. que l'on ne peu maitrisé le temps comme on le voudrai,
  2. que des evenement prenne toujours en otage le temps que l'on aurais pu avoir de disponible,
  3. quoi que nous fassions, meme si notre montre n'avance pas plus vite, le temps nous echappe toujours
  4. que l'on puisse viellir plus longtemps daccord, cela ne nous empeche pas de voir notre vie défiler encore plus vite.

Je me souvient encore de mes années scolaire, quand le temps me semblais encore long dans certain court, et que je trouvai le mouvement de la troteuse de l'horloge trop lente. et bien malgres ce fait, j'ai beau imaginai le temps perdu a la fixé, je pense malgres tout qu'a cette epoque, il m'échappé déja.


  • Le temps est il vraiment réel?
  • Ne serais ce pas simplement nous qui l'avons inventai pour toujours rassuré notre devenir?
  • cette constance irrémédiable d'écoulement ne serait elle pas simplement provoqué par nous meme, et nos outils de mesure.

Voila qu'elle que point d'encrage à quelques reflexion beaucoup plus poussée.

Amicalement Yann

Le temps s’accélère

André Comte-Sponville

Vous l’avez remarqué comme moi : le temps passe de plus en plus vite. C’est bien sûr une illusion. Le mouvement des planètes ou de nos horloges demeure inchangé. Le nombre d’heures dans le jour ou de jours dans l’année reste inentamé. Mais ils nous filent de plus en plus entre les doigts, mais ils semblent s’enfuir à vitesse croissante. « C’était hier », dit-on. Mon père ajoutait souvent : « Même pas ! C’était ce matin. Et encore, pas très tôt ! » Ce n’est pas le temps qui s’accélère, c’est nous qui vieillissons.

Plus on avance en âge, chacun l’éprouve, plus le temps semble passer vite. L’arithmétique pourrait suffire à l’expliquer. Pour un enfant de 4 ans, une année, c’est le quart de sa vie. Pour un adolescent, environ un quinzième. Pour moi, qui ai 51 ans, un peu moins de 2 %. Pour un octogénaire, à peine plus de 1 %… Comme cela paraît long, pour l’enfant, et court, pour l’homme mûr ou le vieillard ! Il y a sans doute autre chose. L’enfant, hors ses moments de jeu, vit surtout dans l’attente. L’année qui compte, elle est devant lui : il en est séparé par trois cent soixante-cinq jours, qu’il faudra vivre un par un. Le vieillard vit davantage dans le souvenir. Cette année qui lui semble si brève, c’est d’abord celle qui est derrière lui. Il s’en souvient en bloc, il la porte tout entière en lui, déjà vécue, déjà passée, ou plutôt il porte tout entier en lui le peu qu’il lui en reste : quelques souvenirs, quelques regrets – presque rien.

On pense à la belle chanson de Serge Reggiani :
« Votre fille a 20 ans, que le temps passe vite
Madame, hier encore elle était si petite… »

Mais Baudelaire, transmuant le temps en espace, nous éclaire davantage :
« Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes,
L’univers est égal à son vaste appétit.
Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !
Aux yeux du souvenir que le monde est petit ! »

Immensité de l’avenir, étroitesse du souvenir. Lenteur de l’attente, vitesse de la perte. Entre les deux, quoi ? Le présent. C’est ce qui nous sauve. Comment pourrait-il se réduire, puisqu’il est sans durée ? Un présent de huit jours ne serait plus un présent. Un présent d’une heure, pas davantage. Toute durée en train de s’écouler – une semaine, une heure, une seconde – est la somme d’un passé et d’un avenir : une partie est derrière moi, une autre devant. Mais le présent, lui, est tout entier actuel. Il dure, certes, puisqu’il continue, mais sans qu’aucune durée puisse le mesurer. Un instant ? Non pas, puisqu’il dure. Un laps de temps ? Non plus, puisqu’il est indivisible (que serait une moitié de présent ?). Le présent est tout entier ce qu’il est, un et indivisible. C’est sa façon à lui d’être éternel. Comment pourrait-il disparaître, puisqu’il est tout ? C’est nous qui disparaîtrons, mais nous ne serons plus là, alors, pour nous en rendre compte…

Ce n’est pas le temps qui s’accélère ; c’est l’avenir qui se rétrécit, c’est le passé, surtout, qui s’en va de plus en plus vite. Raison de plus pour profiter du présent, qui demeure.


André Comte-Sponville, philosophe, a notamment publié un “Dictionnaire philosophique” (PUF, 2001), “Le Bonheur, désespérément” (Librio, 2002), “L’Amour, la Solitude” et “Présentations de la philosophie” (Albin Michel, 2000).

Source --> http://www.psychologies.com

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