Mystères de la Lune

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Message  Projectarea54 le Lun 29 Oct 2007, 23:08

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<a href="<A href=] - Lune
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Message  Alexis le Sam 02 Aoû 2008, 19:47

Sujet A Edité.
Problème sur le code html de dailymotion

Voici le lien de la vidéo sur une page qui va s'afficher :
http://www.dailymotion.com/swf/1TjxHrQjgqELWWwv

Et voici la vidéo en exportable que jai corrigé :
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Message  Invité le Sam 02 Aoû 2008, 20:45

Bonsoir Alexis, sauf erreur de ma part, cette excellente video est extraite de l'ancienne émission "mystère" diffusée sur TF1 dans les années 1990. Cette video à le mérite de mettre en évidence les différentes énigmes de la Lune, depuis la mythologie qui l'assimilait à une déesse en passant par les mystérieuses influences sur la gestation des être humains....
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Message  Alexis le Sam 02 Aoû 2008, 23:20

je n'était pas née a cette époque de 1990 mais cette émission m'aurait certainement plu.
Effectivement, la lune est un astre très étrange avec ces ondes qui modifierait le comportement des hommes ( comme mal dormir la nuit ) ou sur les plantes végétales qui pousserait mieux que normalement.
Ceci m'intrigue beaucoup et je trouve tout ça bien étrange. Cette vidéo très bien faite explique un peu le tout et je l'ai bien aimer.
Par contre cette histoire de loup-garou est certainement bien un mythe qui n'existe pas ( du moins j'espère )
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Message  Invité le Dim 03 Aoû 2008, 11:01

Le mythe du loup-garrou remonte au moyen-âge en effet, et trouve un écho lointain intéressant dans l'affaire de la bête du Gévaudan qui se passa au XVIIIe siècle. Actuellement en Afrique noire, notamment au Bénin, il existe des "sorciers" qui passent pour se transformer en "animal", mais ceci est sous l'effet de plantes qu'ils absorbent afin de se transformer en "esprit" et non en "corps". Cela étant dit, la Lune en tant qu'astre à une influence certaine sur les vrais loups, qui aiment "hurler à la Lune" comme le dit le dicton...
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Message  jean-marc le Lun 04 Aoû 2008, 03:59

Salut Adama et Alexis

La lune est aussi importante que le soleil de jour , elle participe aussi a la vie sur terre , on ne peut pas contester ses effets sur la terre et surtout chez l'homme .
Pour le loup garou , Il existe un triste drame , celui des enfants abandonnés en forêt par leurs parents , attention ! ce sont des cas véridique dans plusieurs pays , voici quelques fait vécu .

Mowgli, le héros du Livre de la Jungle du grand écrivain anglais Rudyard Kipling, a popularisé le thème des enfants sauvages. Les enfants-loups existent-ils ? Cette énigme a préoccupé les hommes depuis les temps les plus lointains. Le débat est essentiel : quelle est la frontière entre l'état animal et l'état humain ?
L'historien grec Hérodote nous rapporte, dès le 5ème siècle avant notre ère, qu'un pharaon, désirant découvrir le langage que les enfants parleraient spontanément, avait tenté une étrange expérience. Il s'agissait en réalité de connaître quelle était la " langue première " de l'humanité. On prit donc deux nouveau-nés à leurs parents et on les confia à un berger pour qu'il les élevât avec ses chèvres. Le pharaon avait ordonné que personne ne leur dise un mot et qu'ils vivent dans une cabane isolée du monde extérieur. Au moment voulu, ils devaient être allaités par les chèvres et ils devaient recevoir tous les soins dont ils auraient besoin. Malheureusement, Hérodote ne nous dit rien sur les résultats de cette curieuse expérience.
Il est d'ailleurs plus que probable que les enfants soient restés complètement muets : l'enfant apprend sa langue en entendant parler ses parents.
Au Moyen Age, l'empereur allemand Frédéric II de Hohenstaufen chercha lui aussi à savoir quelle sorte de langage et quelle façon de parler adopteraient des enfants élevés sans jamais parler à qui que ce fût. " Aussi nous dit, dans sa chronique, le moine franciscain Salimbene - demanda-t-il à des nourrices d'élever les enfants, de les baigner, de les laver, mais en aucune façon de babil1er avec eux ou de leur parler, car il voulait savoir s'ils parleraient l'hébreu, le plus ancien des langages (c' est tout au moins ce que l'on croyait à cette époque) ou le grec, ou le latin, ou l'arabe, ou peut-être encore le langage des parents dont ils étaient issus.
" Mais il œuvra pour rien, car tous les enfants moururent... En effet, ils ne pouvaient pas survivre sans les visages souriants, les caresses et les paroles pleines d'amour de leurs nourrices. "
Le XVIIIème siècle reprendra ce thème de l'enfant sauvage et, dans une pièce de théâtre, La Dispute, Marivaux mettra en scène un prince qui tente de renouveler l'expérience de Frédéric II : il décide que deux enfants mâles et deux enfants femelles soient élevés seuls à la campagne, gardés seulement par leurs parents nourriciers : deux personnes de race noire, le frère et la sœur :
" Il y a dix-huit ou dix-neuf ans - explique-t-il à sa confidente lorsque commence la pièce - que mon père, naturellement philosophe, résolut de savoir à quoi s'en tenir par une épreuve qui ne laissait rien à désirer. Quatre enfants au berceau, deux de votre sexe et deux du nôtre, furent portés dans la forêt, où il avait fait bâtir cette maison exprès pour eux, où chacun d'eux fut logé à part, et où, actuellement même, il occupe un terrain dont il n'est jamais sorti, de sorte qu'ils ne se sont jamais vus.
" Ils ne connaissaient encore que Mesrou et sa sœur qui les ont élevés et ont toujours eu soin d'eux, et qui furent choisis de la couleur dont ils sont afin que leurs élèves en fussent étonnés quand ils verraient d'autres hommes. On va donc pour la première fois leur laisser la liberté de sortir et de se connaître, on peut regarder le commerce qu'ils vont avoir ensemble comme le premier âge du monde. "
Tous ces auteurs ne faisaient d'ailleurs que reprendre le mythe des anciens peuples, où l'on voit Remus et Romulus téter la louve et le jeune Jupiter boire le lait de la chèvre Amalthée. A l'époque historique, c'est par dizaines que l'on dénombre les enfants élevés par des animaux, loups ou autres mammifères. Au point que les philosophes des Lumières s'intéressent fort à ces cas étranges, Buffon et Condillac parlent d'eux, et Jean-Jacques Rousseau écrit :
" Les enfants commencent à marcher à quatre pattes et ont besoin de notre exemple et de nos leçons pour apprendre à se tenir debout. L'enfant de Hesse avait été sauvé par des loups. Il avait tellement pris l'habitude de marcher comme les animaux qu'il fallut lui attacher des pièces de bois qui le forçaient à se tenir en équilibre sur ses deux pieds. "
" Il en était de même de l'enfant qu'on trouva dans les forêts de Lituanie et qui vivait parmi les ours. Il ne donnait, dit M. de Condillac, aucune marque de raison, marchait sur ses pieds et sur ses mains, n'avait aucun langage et formait des sons qui ne ressemblaient en rien à ceux d'un homme. Le petit sauvage d'Hanovre, qu'on mena il y a plusieurs années à la cour d'Angleterre, avait toutes les peines du monde à s'assujettir à marcher sur deux pieds ; et l'on trouve deux autres sauvages dans les Pyrénées qui couraient par la montagne à la manière des quadrupèdes. "
L'enfant-loup de Wetteravie, trouvé en 1544 près d'Echzel, dans la forêt de Hardt, en Bavière, fut l'un des premiers dont l'histoire ait retenu le nom. Il avait environ douze ans lorsqu'il fut capturé par des hommes. Cette même année, un autre enfant était découvert, en Hesse, parmi des loups. L'historien Philippe Camerarius rapporte que ce garçon avait été enlevé à l'âge de trois ans par ces animaux et qu'il marchait à quatre pattes. Les loups, dit-il, s'étaient pris de tant d'affection pour lui qu'ils le nourrirent des meilleurs morceaux de leur proie, et l'exercèrent à la course jusqu'à ce qu'il fût en état de les suivre au trot et de faire les plus grands sauts.
Ils prenaient grand soin de son bien-être, puisqu'ils avaient creusé une fosse pour l'abriter pendant la nuit et l'avaient garnie de feuilles. Ils se couchaient tous autour de lui pour le protéger du froid. Le naïf chroniqueur s'écrie : " Si c' est vrai, cela est digne d'admiration. " Faut-il s'étonner si, hébergé à la cour du Landgrave, Henri de Hesse, l'enfant-loup, avait dit qu'il préférait encore retourner avec les loups plutôt que de vivre parmi les hommes ?
Un beau jour de 1661, un enfant bien proportionné, à la peau très blanche, les cheveux blonds et les traits du visage agréables, fut trouvé par des chasseurs dans la forêt de Lituanie. Il vivait au milieu des ours, et se défendit avec les ongles et les dents contre ceux qui voulaient l'attraper. Il avait avec lui un compagnon de son âge, mais qui eut le temps de s'enfuir avant d'être capturé.
A la fin du siècle, et toujours en Lituanie, on prit un autre enfant parmi des ours : il avait une dizaine d'années, était couvert de poils et ne donnait, raconte-t-on, aucune marque de raison. Il n'articulait aucun langage humain. On parvint cependant à lui apprendre à se tenir debout, à se nourrir normalement et à prononcer quelques mots, mais, lorsqu'il fut en mesure de s'exprimer, il ne put se souvenir de son passé.
L'enfant-mouton, trouvé dans une forêt d'Irlande, en l672, mangeait de l'herbe et du foin qu'il choisissait à l'odorat. Il courait très vite et était fort agile. On le connaît bien, car il fut décrit par le célèbre professeur Nicola
Tulp, qui servit de modèle à Rembrandt lorsque celui-ci peignit sa Leçon d'anatomie, œuvre qui fait toujours la gloire du musée d'Amsterdam. D'après lui, il avait le front plat, l'arrière de la tête allongé, la langue épaisse et le ventre enfoncé, particularité due, d'après le professeur, à son habitude de marcher à quatre pattes. Enfin il bêlait au lieu de parler.
Un cas semblable existait à la fin du XVIème siècle à Bamberg, en Allemagne. Il s'agissait cette fois d'un enfant qui avait été élevé parmi les bœufs et qui se battait à coups de dents avec les plus grands chiens, qu'il parvenait ainsi à mettre en fuite.
Vient ensuite l'affaire tout aussi curieuse d'une " fille sauvage " ...
En 1717, on découvre la première " fille sauvage ", dans la province hollandaise d'Overyssel. Elle avait été enlevée à seize mois à ses parents et avait dix-neuf ans lorsqu'on la captura. On ignorait cependant le temps qu'elle avait passé dans les forêts. Sa peau était basanée et couverte de poils, et ses cheveux, très longs, flottaient sur ses épaules. Elle ne parlait pas et se nourrissait d'herbes et de feuillages. On ne parle pas d'animaux à son propos. Elle ne sut jamais parler, mais communiquait par signes. On lui apprit à filer la laine, et elle exerça cette occupation jusqu'à sa mort.
Deux ans plus tard, deux enfants trouvés dans les Pyrénées, courant et sautant dans les montagnes à la manière des isards, firent beaucoup parler d'eux, et Jean-Jacques Rousseau les mentionna; mais on sait finalement bien peu de choses sur leur compte.
Un enfant sauvage mieux connu fut celui de Hameln, dans le Hanovre. Le jeune Peter avait été abandonné dans la forêt par ses parents et ne fut retrouvé qu'en 1724, à l'âge de treize ans. Il préférait les fruits et l'écorce des jeunes arbres au pain qu'on lui présentait. Il était fort sale, et son corps était marqué de plusieurs cicatrices. Son caractère était farouche et agressif au début, mais il devint plus tard beaucoup plus traitable. Ce jeune garçon marchait sur ses deux pieds, il courait très vite et ne grimpait pas aux arbres.
Très vorace, il ne put jamais que prononcer quelques mots pour demander de la nourriture. Le roi d'Angleterre, George Ier, qui était également électeur du Hanovre, s'intéressa à lui et l'emmena en Grande-Bretagne où il essaya de le faire éduquer. L'enfant de Hameln apprit peu à peu à supporter les vêtements et manifestait un grand plaisir en écoutant de la musique.
Un autre de ces enfants, Jean de Liège, perdu par ses parents à l'âge de cinq ans et retrouvé seize ans après, retint l'attention du naturaliste Linné, qui en parle dans ses ouvrages. Il se nourrissait surtout des légumes qu'il trouvait dans la terre.
La fille sauvage de Karpfen, capturée en 1767 en Basse Hongrie, était nue. Son corps était robuste, et il fallut la tirer de force de la tanière où elle s'était réfugiée. Conduite à l'hôpital de Karpfen, elle refusa de manger des aliments cuits, mais faisait ses délices de la viande crue et des écorces d'arbres. On ne sut jamais comment elle avait pu survivre dans ces forêts inaccessibles, où pullulaient des animaux féroces, ours et loups.
En 1831, on fit mention d'une fille-truie, découverte dans la région de Salzbourg, en Autriche, qui, ayant été élevée dans une porcherie, imitait le grognement des cochons. L'enfant-porc d'Overdyke, lui, avait une prédilection pour les salades, et un autre enfant sauvage de cette région, élevé parmi les loups, grimpait aux arbres, criait comme un oiseau et dénichait les œufs dont il se montrait très friand. Avec l'enfant-loup de Kronstadt, en Russie, décrit par l'Allemand August Rauber dans un ouvrage paru en l885, et qui était fort sensible aux sons du piano, s'achève la liste des enfants sauvages de l'Europe. Aux XIXe et XXe siècles, la plupart des cas semblables signalés concernent des individus nés en Asie méridionale ou en Afrique.
Tous les cas que nous avons relevés sont, il faut le reconnaître, entourés de beaucoup d'obscurité, et l'on peut se poser nombre de questions à leur égard. Il existe pourtant deux enfants européens dont l'histoire est bien connue et sur lesquels il faut revenir. Il s'agit de la fille-sauvage de Songy, en Champagne, et de l'enfant-loup de l'Aveyron, le petit Victor, qu'un film a, de nos jours, rendu célèbre.
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Message  jean-marc le Lun 04 Aoû 2008, 04:10

Un soir du mois de septembre de l'année 1731, alors que Louis XV régnait sur la France, les habitants du petit village de Songy, en Champagne, au sud de Châlons-sur-Marne, éprouvèrent une grande frayeur. Ils virent une étrange créature, pieds nus, couverte de haillons, cheveux emmêlés, le visage et les mains noirs comme de la suie et tenant un bâton. " Voilà le diable ! " s' écrièrent-ils à cette apparition, et ils s'enfuirent au plus vite dans leurs maisons, s'y barricadèrent et lâchèrent leurs chiens contre elle. La " sauvage " les attendit de pied ferme et tua d'un coup de son gourdin le premier qui approcha, un terrible molosse armé d'un collier à pointes de fer. Elle s'éloigna ensuite dans la campagne, grimpa dans un arbre et s'y endormit.
Un noble du voisinage, le vicomte d'Épinoy, alerté par ses paysans, décida de s'en emparer. Il employa une ruse très simple : on mit un seau d'eau au pied de l'arbre en espérant la capturer lorsqu'elle descendrait se désaltérer. Mais cette créature remontait aussitôt qu'elle avait bu.
On imagina alors de la prendre par la faim. Une femme se tint près de son refuge avec des poissons à la main. La fille finit par descendre, et la femme s'éloigna tout doucement, l'entraînant sur ses pas juste pour laisser aux hommes postés près de là le temps d'accourir et de la capturer. Conduite aux cuisines du château, elle se jeta sur les aliments qu'on lui présenta et, en présence du vicomte, écorcha un lapin qu'on lui présentait et le mangea tout cru.
On tenta alors de la soumettre à un régime alimentaire normal, mais elle se mit à dépérir. On lui permit donc de consommer de la viande crue; on lui apportait un poulet ou un lapin vivant dont elle suçait le sang tout chaud, ce qui lui faisait, disait-elle, " comme un baume qui s'insinuait partout et lui redonnait des forces ".
Le vicomte d'Épinoy la fit élever ensuite chez des religieuses, soit à Châlons, soit à Vitry-le-François ; après la mort du vicomte, ce fut l'évêque de Châlons, Choiseul, qui en prit soin. En l747, placée dans un autre couvent, les clarisses de Sainte-Menehould, elle reçut la visite du savant La Condamine, qui l'interrogea sur son passé.
Elle était alors la protégée du duc Louis d'Orléans, le fils du Régent, qui payait sa pension. Elle avait perdu son comportement sauvage et était devenue Mlle Leblanc. Le duc la fit entrer dans une autre maison de religieuses de Paris où elle fit sa première communion. Elle se disposait à devenir religieuse lorsqu'elle tomba gravement malade et perdit son protecteur. Les hospitalières qui l'hébergeaient la traitèrent durement, la croyant désormais sans ressources. Heureusement, alerté par Louis Racine et La Condamine, le nouveau duc d'Orléans continua à son égard les charités de son père. Elle put entrer au couvent de la Visitation de Chaillot, où elle mourut en 1788 à la veille de la Révolution.
Quelles pouvaient donc être les origines de la mystérieuse " fille de Songy " ? La Condamine, qui l'interrogea, a essayé d'élucider cette énigme en croyant pouvoir affirmer qu'elle était née chez les Esquimaux du nord de l'Amérique. Il s'appuyait sur certaines de ses confidences.
" Je suppose, écrit La Condamine, qu'un capitaine de navire parti de la Hollande, de l'Ecosse ou de quelque port de Norvège ait enlevé des esclaves dans les terres arctiques, ou dans la terre du Labrador, et qu'il les ait transportés pour les vendre dans quelqu'une des colonies européennes des îles Antilles. Elle y aura vu et mangé des cannes à sucre et du manioc. Le même capitaine peut avoir ramené quelques-uns des ces esclaves en Europe, soit qu'il n'eût pas trouvé à s'en défaire avantageusement, soit par caprice ou curiosité, et la jeunesse de notre petite sauvage peut fort naturellement lui avoir valu cette préférence ; dans ce cas, il est probable qu'il l'aura vendue ou donnée en présent à son arrivée en Europe. "
" Il est encore assez vraisemblable que, par plaisanterie ou par fraude, on se soit avisé de la peindre en noir, c'était le moyen de la faire passer pour une esclave de Guinée et de n'avoir point de comptes à rendre. Il y a en Amérique une plante dont on tire une eau qui, appliquée sur la peau, la noircit parfaitement. "
La Condamine pensait également que, vendue dans un port de Hollande, ses nouveaux maîtres pouvaient l'avoir transportée dans la région des Ardennes, d'où elle se serait échappée, ou bien, désespérant de l'apprivoiser, ils l'auraient abandonnée. C'est ainsi qu'elle aurait gagné la Champagne.
Le savant croyait-il à ce récit ? L'aventure de Mlle Leblanc comporte en effet bien des détails invraisemblables et qui relèvent plus de la fable que de l'analyse scientifique. Il faut d'ailleurs remarquer que La Condamine, qui revenait, à cette époque, du Pérou, où le gouvernement français l'avait chargé de mesurer le méridien terrestre, se garde bien de signer de son nom son Histoire d'une jeune fille sauvage, mais qu'il choisit comme pseudonyme, celui d'une certaine Mme Hecquet !
En fait, le mystère n'a jamais été éclairci ; à défaut de documents sûrs, on serait plutôt tenté d'admettre que sa naissance en France a été clandestine et que, reculant devant un crime, on a préféré la faire nourrir dans quelque retraite isolée avant de lui donner la liberté, lorsqu'on a supposé qu'elle pouvait subvenir seule à ses besoins, jusqu'au moment où elle serait recueillie. Peut-être s'est-elle enfuie d'elle-même de l'endroit où on la tenait cachée.
Quoi qu'il en soit, le mystère qui entoure les origines de cette malheureuse créature ne fut jamais parfaitement élucidé.
L'aventure du petit " Victor de l'Aveyron " est encore plus étrange ...
L'aventure du petit Victor de l'Aveyron est une des affaires d'enfants sauvages les mieux connues.
Victor fut l'objet d'une extraordinaire curiosité et provoqua des discussions passionnées. Certains soutenaient qu'il appartenait à une race " d'hommes des bois " qui auraient vécu parallèlement aux civilisés. D'autres parlaient même de " génération spontanée " !
Son histoire commence en 1797 lorsqu'on aperçut pour la première fois, dans le bois de Lacaune (département du Tarn), un enfant entièrement nu qui fuyait l'approche des hommes.
Cette découverte excita la curiosité et on se mit à sa recherche. On l'aperçut qui cherchait des glands et des racines, et on le captura, mais il réussit à s'échapper presque aussitôt. Des chasseurs le reprirent en juin 1799 : il s'évada de nouveau.
Enfin, le 9 janvier 1800, il entrait dans le moulin du teinturier Vidal, à Saint-Sernin (Aveyron). Il avait la tête, les bras et les pieds nus, le reste du corps n'était couvert que des lambeaux d'une vieille chemise qu'on lui avait donnée à Lacaune six mois auparavant. Victor ne prononçait alors aucun mot et paraissait ne pas entendre. On le crut sourd et muet. Malgré les rigueurs de l'hiver, il ne pouvait souffrir le moindre vêtement, et on mit longtemps à l'habituer à coucher dans un lit. Lorsqu'il cherchait à s'enfuir, il marchait à quatre pattes.
Les journaux de la capitale ayant fait mention du " sauvage de l'Aveyron ", tout Paris se mit à parler de lui.
Cet enfant d'une douzaine d'années mesurait 1,36 m, avait la peau blanche et fine, le visage rond, les yeux noirs et enfoncés, les cheveux châtains, le nez long et aquilin. Sa physionomie était gracieuse : il souriait volontiers, et son corps présentait la particularité d'être couvert de cicatrices, dont certaines paraissaient avoir été faites par un instrument tranchant. Quelques-uns en conclurent que les auteurs de ses jours avaient tenté de l'immoler avant de l'abandonner dans les bois.
A la fin de septembre 1800, le ministre de l'Intérieur demanda qu'il fût amené à Paris. Il devait y jouir d'une vogue extraordinaire : n'avait-il pas été découvert à la fin du XVIIIe siècle, au cours duquel les philosophes avaient discouru sur le " bon sauvage " et "l' homme de la nature " ?
Toutefois, les bons esprits comme les gens du monde furent déçus par cet enfant qui présentait tous les caractères de l'arriération mentale, qui était malpropre, muet, indifférent à tout ce qui l'entourait et qui se balançait sans cesse à la façon d'un idiot.
Les " psychiatres " de l'époque, Esquirol et Pinel, le jugèrent inguérissable. Telle ne fut pas heureusement l'opinion du nouveau directeur de l'Institut des sourds-muets, Jean-Marc Gaspard Itard. Aussi grand savant qu'homme au cœur admirable, Itard ne partageait pas l'avis de Pinel. Il se posa à son propos la question de savoir quels seraient le degré d'intelligence et la nature des idées d'un adolescent qui, privé dès son enfance de toute éducation, aurait vécu entièrement séparé des individus de son espèce. Il conclut justement que ce tableau moral correspondait à l'enfant confié à ses soins.
Itard voulut aussi répondre à tous ceux qui proclamaient que le petit Victor était un idiot irréductible abandonné pour cette raison par ses parents : " Ceux qui se sont livrés à une pareille supposition, écrit-il, n'ont point observé cet enfant peu de temps après son arrivée à Paris. Ils auraient vu que toutes ses habitudes portaient l'empreinte d'une vie errante et solitaire : aversion insurmontable pour la société et pour ses usages, nos habillements, nos meubles, le séjour de nos appartements, la préparation de nos mets, indifférence profonde pour les objets de nos désirs et de nos besoins, goût passionné pour la liberté des champs, si vif encore dans son état actuel, malgré ses besoins nouveaux et ses affections naissantes ; que pendant un court séjour qu'il a fait à Montmorency, il se serait infailliblement évadé dans la forêt sans les précautions les plus sévères, et que, deux fois, il s'est échappé de la maison des sourds-muets, malgré la surveillance de sa gouvernante.
" Il avait été vu, plus de cinq ans auparavant, entièrement nu et fuyant l'approche des hommes, ce qui suppose qu'il était déjà, lors de sa première apparition, habitué à ce genre de vie, habitude qui ne pouvait être le résultat que de deux ans au moins de séjour dans des lieux inhabités. Ainsi, cet enfant a passé dans une solitude absolue sept ans à peu près sur douze, qui composaient l'âge qu'il pouvait avoir quand il fut pris dans le bois de Lacaune.
" Il est donc probable qu'il a été abandonné à l'âge de quatre ou cinq ans, et que s'il devait avoir déjà à cette époque quelques idées et quelque commencement d'éducation, tout cela se sera effacé de sa mémoire par suite de son isolement. Voilà quelle m'a paru être la cause de son état actuel. On voit pourquoi j'en augurais favorablement pour le succès de mes soins. En effet, sous le rapport du peu de temps qu'il était parmi les hommes, le sauvage de l'Aveyron était bien moins un adolescent imbécile qu'un enfant âgé de dix ou douze mois ..."
Le diagnostic, d'une remarquable justesse, allait permettre au docteur Itard d'obtenir des succès dans sa tentative d'humaniser son patient. Au prix d'un effort d'une grande patience, poursuivi durant de longues années, et qui demanda au savant des trésors d'affection pour le petit déshérité, il parvint à le faire parler et lire ses lettres. Aidé par une femme admirable, Mme Guérin, la gouvernante de l'enfant, il développa également ses qualités de cœur, et Victor s'attacha à ceux que l'on peut appeler " ses sauveurs ".
Itard, dans deux Mémoires publiés en 1801 et en 1806, et qui font aujourd'hui encore l'admiration des spécialistes, a raconté les étapes de cette éducation : dès 180l, le " sauvage de l'Aveyron " s'habille lui-même, sait mettre le couvert et se tenir convenablement à table ; il va puiser de l'eau et apporte à son bienfaiteur les affaires dont il a besoin. Il s'amuse à traîner une petite voiture et il commence aussi à lire. Cinq années plus tard, il a fait des progrès : il peut fabriquer de petits objets, coupe le bois de la maison et se rend utile en aidant Mme Guérin aux travaux ménagers.
La gloire d'Itard est alors à son apogée : plusieurs souverains étrangers, comme l'empereur de Russie, lui offrent dans leur pays de riches sinécures. Mais il préférera toujours l'éducation des sourds-muets et des enfants arriérés mentaux, auxquels il consacrera ainsi quarante années de sa vie.
En l807, ne pouvant plus guère améliorer l'état de Victor, Itard décida de le confier entièrement aux soins de la bonne Mme Guérin, et c'est à elle que le ministre de l'Intérieur continua de payer sa pension. Le jeune homme vivra désormais chez elle, dans une annexe de l'institution, où il mourra quadragénaire, au début de l'année 1828.
Son éducation resta cependant incomplète à cause de la nullité presque absolue des organes de l'ouïe et de ses difficultés d'élocution. Ses facultés intellectuelles et affectives ne se développèrent que lentement. Néanmoins, les changements survenus dans l'état du petit Victor furent considérables : Itard, dans le rapport qu'il dressa, fit justement remarquer que le perfectionnement de la vue et du toucher et les nouvelles jouissances du goût, en multipliant les sensations et les idées de notre sauvage, avaient puissamment contribué au développement des facultés intellectuelles.
Il nota aussi qu'on trouvait, entre autres changements, la connaissance des signes de la pensée, l'application de cette connaissance à la désignation et à l'énonciation de leurs qualités et de leurs actions, d'où l'étendue des relations de l'élève avec les personnes de son environnement, la faculté de leur exprimer ses besoins, d'en recevoir des ordres et de faire avec elles un continuel échange de pensées.
Enfin, il remarqua que, malgré son goût immodéré pour la liberté des champs et son indifférence pour la plupart des jouissances de la vie sociale, Victor s'était montré reconnaissant des soins, " susceptible d'une amitié caressante, sensible au plaisir de bien faire, honteux de ses méprises et repentant de ses emportements ".
Grâce au docteur Itard, Victor, seul de tous les enfants sauvages qui l'ont précédé, aura eu la chance de pouvoir accéder à une forme appréciable d'humanité. L'humble enfant du bois de Lacaune aura aussi eu le mérite de faire progresser la science médicale dans le traitement des enfants arriérés. Itard sera alors considéré comme le promoteur de l'éducation des arriérés.
Chemin immense parcouru, depuis les mythologies de l'Antiquité et les bavardages du siècle des Lumières, dans une science qui a fait progresser finalement la connaissance de notre humanité dans ce qu'elle a de plus profond.

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